Le Quartier chinois virtuel de Québec
Portraits des bâtisseurs
 

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Dans certains bureaux elle est surnommée « la soeur tanante » tellement on sait combien elle aime ses amis chinois, pour qui, elle vient plaider la cause. Elle réalise qu'elle peut être plus utile ici qu'à Hong Kong. Elle commence le Centre M.I.C. à Québec pour l'enseignement du français aux Chinois, et aussi aux immigrants. Elle ne ménage rien pour rendre ses gens heureux. Ceux-ci ne sont pas indifférents à toutes ses attentions pour eux et pour leur famille. Aussi, ils savent témoigner leur reconnaissance de bien des manières aux fêtes et aux anniversaires. C'est ainsi qu'ils lui offrent un voyage en Chine et cela avec une compagne chinoise qui l'aide au Centre. Qui aurait dit qu'elle allait y demeurer pendant plus de trente-huit ans?

« Yahvé, éternel est ton Amour, ne cesse pas l'œuvre de tes mains. »
Ps 138

 Comme elle avance en âge, elle doit de nouveau sacrifier tous ses amis et amies et se retraiter à notre maison de Saint-Jean pour environ quatre mois. Puis, en dernière étape, c'est le Pavillon Délia-Tétreault qui la reçoit le 3 juillet 1999.

À compter de ce moment, elle expérimente la solitude. Elle apprécie beaucoup la visite de ses compagnes religieuses et des membres de sa famille. Toutefois, la visite de ses amis chinois est plus rare à cause de la distance qui les sépare et aussi de leur travail. Ce temps de transition achève la transformation de celle qui va effectuer la grande rencontre avec le Seigneur qu'elle a tant aimé !

Si on lui fait remarquer la générosité de sa vie mise au service de la communauté chinoise, elle nous répond :

« Vous savez le Seigneur m'a comblée. J'ai rêvé d'être missionnaire et je l'ai été... Comment ne pas m'écrier : Tu es, Seigneur le lot de mon cœur. Tu es mon héritage, en Toi j'ai mis tout mon amour. Mon âme glorifie le Seigneur parce qu'il s'est servi de moi, une pauvre petite fille... Je n'ai jamais su lui dire autre chose que 'OUI' ! »

Elle ne s'est jamais ménagée pour rendre service. Elle a ainsi rendu visible le Royaume, en accueillant l'étranger pour lequel elle s'est dévouée. En la voyant, le Seigneur et Marie accueillent sûrement avec tendresse leur missionnaire de la Bonne Nouvelle. De même Mère Délia, qui a tant aimé les œuvres auprès du peuple chinois, a dû être près d'elle pour la recevoir et la serrer dans ses bras maternels lors de son dernier jour le 8 mai 2002 !

« Comment rendrai-je à Yahvé, Tout le bien qu'Il m'a fait! » Ps 116

Sr Jeannette Légaré, m.i.c.
Sr Thérèse LeBlanc, m.i.c.

Secrétariat général,7 juin 2002.
 

 

 

Première édition 21 février 2008
Modifiée le 19 octobre 2010