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Le racisme
La communauté chinoise dut rapidement faire face
à l’hostilité et au racisme d’une partie de la
population de la ville durant les premières
décennies du vingtième siècle. Comme dans
d’autres villes d’Amérique du Nord, des gens se
plaignaient de la concurrence supposément
déloyale que cette minorité représentait pour
les commerçants occidentaux. Les syndicats
nationaux dénoncèrent promptement la présence
chinoise dans le domaine de la blanchisserie à
Québec. Voici ce que l’on rapporte à cet effet
dans le journal Le Soleil du 19 novembre 1910 :
Les buanderies chinoises font un tort
considérable à nos buanderies nationales… Il
n’est pas exagéré de dire que chaque Chinois se
fait un salaire de $25.00 par semaine. Et tout
l’argent que nous leur donnons ainsi ne profite
aucunement à notre ville : car, 75 % au moins de
cet argent est envoyé en Chine… ces ateliers de
Chinois sont pour la plupart des foyers infects,
ou ceux qui les fréquentes sont exposés a
contracter des maladies, et nous n’ignorons pas
non plus que ce sont trop souvent, de même que
leurs restaurants, des centres d’immoralité.
Plusieurs individus écrivaient dans les journaux
pour dénoncer la présence de cette communauté
proche de leur milieu de vie. Des pétitions
furent également adressées aux instances
municipales pour décrier les vices associés à
cette minorité à ce moment; soit le jeu et la
consommation d’opium. De multiples fois, ils
durent affronter les moqueries et insultes des
passants occidentaux. La presse de l’époque
rapportait aussi de nombreux actes de violence
physique envers ceux-ci et du vandalisme contre
les commerces portant des idéogrammes.
Heureusement, au fil des ans, la population de
Québec se fit plus tolérante par rapport à cette
communauté culturelle bien souvent méconnue par
la plupart des concitoyens de la ville.
La
présence chinoise 05
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