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La population de la ville de Québec n’a jamais
été homogène dans le domaine ethnique et
religieux. Différents groupes religieux et
ethniques ont ponctué de leur présence la vie
dans cette cité. Nous n’avons qu’à penser à la
présence immigrante irlandaise, par exemple. Le
port de Québec a joué un rôle primordial dans le
peuplement de l’Amérique. De très nombreux
immigrants transitent, à partir du dix-neuvième
siècle, par cette ville. Malheureusement, la
ville de Québec n’a réussi à retenir qu’une
infime minorité de cette population étrangère.
C’est, notamment, le cas pour les Irlandais
majoritairement catholiques. Ceux-ci
cohabitaient dans tous les quartiers de la ville
de Québec selon divers pourcentages. En 1861,
ils constituent presque 30% de la population de
la ville.
Les citadins québécois sont donc mis en présence
de ressortissants étrangers depuis bien
longtemps lorsque le vingtième siècle débute. Le
quartier Saint-Roch, compte sur la présence de
quelques individus de religion juive. La
paroisse de Saint-Roch compte les trois quarts
de la population juive de Québec à cette date.
« La communauté juive de Québec, possède en 1901
une synagogue située au 164 de la rue Grant,
près de la rivière Saint-Charles, dans le
quartier Saint-Roch. C’est une petite communauté
de 239 personnes… »
Cette collectivité religieuse particulière n’eut
pas toujours une vie facile dans cette ville
catholique. Leur présence à Saint-Roch causa
plusieurs attaques envers eux dans divers
organes de presse. Ils furent aussi la
principale cible d’une émeute, dans ce même
quartier, en 1910.
Nous retrouvons la première trace de la présence
de Chinois à Québec en 1891 (ils sont 2).
Ils vont s’installer dans un quartier ouvrier
populaire de la basse-ville, Saint-Roch. À cette
époque, et durant la première moitié du
vingtième siècle, ce quartier est le véritable
centre-ville de Québec. Un nombre impressionnant
de commerces viennent garnir ces principales
artères.
Un quadrilatère de quelques rues, de ce
quartier, se retrouvera rapidement prénommé « le
Quartier chinois » par la population locale.
Cette population immigrante augmente à un rythme
très lent. Le journal Le Soleil, du 2 mai
1910, rapporte qu’ils sont soixante à cette
date.
La lente progression de cette population peut
s’expliquer, entre autres, par sa position
géographique.
Selon le chercheur Ban Seng Hoe, la population
chinoise de la ville de Québec ne croît pas
aussi rapidement que celles, par exemple,
d’Edmonton ou Saskatoon en raison du manque de
moyens de transport appropriés. En effet, le
transcontinental ne passe pas directement par la
ville de Québec.
Effectivement, dans beaucoup de villes situées
le long de ce chemin de fer, des
Les origines 02
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